J'ai la chance de par la Librairie d'être en contact avec des chefs du monde entier. C'est ainsi que j'ai récupéré il y a quelques mois du vandouvan en provenance de Dominique Corby, grand chef 1* installé au Japon.

Le vandouvan n'est pas une épice fictive (comme la fêve de seva inventée par une joyeuse bande de blogueurs pour le 1er avril dernier) mais ne ressemble aucune autre: c'est un mélange de différentes épices que l'on utilise assez peu en France (fénugrec, feuilles de curry, graînes de moutarde, ail, huile...). Quand on ouvre le flacon, c'est un voyage vers les Indes avec une odeur très chaude, presque animale. Le mélange est un peu poisseux.

Cliquez sur le lien pour en lire le descriptif fait par Dominique Corby.

vandouvan_003

N'ayant pas de homard sous la main (association recommandée par Dominique), j'ai décidé d'utiliser cette épice sur un quasi de veau que je voulais faire rôtir au four.

J'ai pilé 1 cuillère à soupe de vandouvan avec 2 cuillères d'huile pour obtenir une pâte avec laquelle j'ai enduit le quasi. Puis j'ai enfourné pour 3 heures à 90°. Régulièrement, il est nécessaire d'arroser la pièce de viande avec le jus.

quasi_de_veau_au_vandouvan


Cela donne une viande très fondante, avec une surface légèrement caramélisée. Le vandouvan apporte un petit goût indéfinissable qui titille gaiement les papilles. Petit mari chéri et moi même avons bien apprécié.


Si vous avez l'occasion d'en trouver (il semblerait que l'on puisse en trouver à la Grande Epicerie de Paris, sinon l'entreprise "Sélections gourmandes" de Chanteloup en Brie fournit les professionnels), n'hésitez pas même si ensuite il faut un peu se creuser la tête pour l'utiliser ;-)